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MONASTIR
Monastir,
à l'extrémité sud du Golfe de Hammamet,
est devenue une grande station balnéaire. Son
essor touristique est dû aux innombrables atouts
de la ville et de sa zone.
Historique
Monastir est l'ancienne Rous Penna punique que les Romains
ont transformée en Ruspina. Elle a servi de point
d'appui à la campagne africaine de César.
Elle était protégée par 3 enceintes
dont quelques traces subsistent encore. Après
la conquête arabe, on y a construit, comme à
Sousse et ailleurs, un ribat, forteresse tenue par une
sorte de moines soldats. Les Turcs en ont fait à
nouveau une place forte.
Le
ribat
Majestueux édifice, avec ses remparts crénelés,
le ribat, fondé tout à la fin du VIIIe
siècle, fut intégré, à partir
du siècle suivant, dans des fortifications plus
puissantes.
Ses éléments les plus importants sont
une tour polygonale décorée d'arcatures
et d'une frise ; la porte, faite de deux lourds vantaux,
qui se trouve au-dessous de la tour ; les salles de
garde ; la cour bordée de cellules sur 2 ou 3
étages ; le nador, haute tour de vigie. Ce qu'on
appelle le ribat des femmes serait plus probablement
deux salles de prière.
Plusieurs
films ont été tournés ici, dont
Jésus de Nazareth. On voit encore des éléments
de décors.
Le
musée
Le musée se trouve, entre autres, dans l'ancienne
salle de prière. On peut y admirer des objets
de diverses époques et de diverses origines :
des tissus anciens d'une période allant du Ve
au IXe siècles, des manuscrits enluminés,
des manuscrits en écriture koufique ; des verreries
des Xe et XIe siècles, des poteries en céramique
à reflets métalliques d'Iraq, des poteries
égyptiennes, des miniatures persanes, des objets
en bronze, des monnaies d'or et d'argent, des reliures,
des bijoux, des boiseries décorées. L'astrolabe
arabe, construit à Cordoue au début du
Xe siècle, est une pièce unique. On trouve
aussi une riche collection de pierres et de stèles
tombales.
La
Grande mosquée
C'est une mosquée du IXe siècle, reconstruite
et agrandie deux siècles plus tard
La
zaouia Sidi Douib
Constituée d'une enceinte quadrangulaire renforcée
de tours rondes, cette zaouia est, en fait, un troisième
ribat.
La
mosquée Bourguiba
Sa construction est inspirée de l'architecture
de la mosquée Hamouda Pacha de Tunis. Au travail
extrêmement poussé et à la décoration
très raffinée. 86 colonnes en marbre rose
supportent les voûtes d'arêtes de la vaste
salle de prière qui peut accueillir un millier
de personnes. Des mosaïques d'or décorent
le mihrab, orné de colonnettes en onyx. 19 portes
en teck sculpté ont été réalisées
par des artisans kairouanais.
Musée
du costume traditionnel
Ce musée, où l'on peut admirer de très
belles pièces, a ouvert ses portes ces dernières
années.
Les
souks
Les souks sont coquets et très bien entretenus.
Le promenade y est très agréable. On peut
y trouver des articles de très bonne qualité
: vêtements, objets en cuir, en cuivre, des poteries...
La
koubba de Sidi El Mezri
La koubba, édifice carré surmonté
d'une coupole, est précédée d'une
cour dallée. Sur la façade, on remarque
de très belles calligraphies en caractères
koufiques.
Le
mausolée de la famille Bourguiba
C'est un beau spécimen des techniques décoratives
traditionnelles. Il est surmonté d'une coupole
dorée, précédé d'une tour
carrée entourée d'une galerie à
colonnes de marbre. Orné de dessins géométriques
en marbres polydrome, les murs sont en outre décorés
d'une frise en stuc ciselé d'une grande finesse.
Les portes sont en bronze.
On remarque, englobé dans la construction, le
mausolée de Sidi Bouzid.
Les
îles Kuriates
A une vingtaine de km au large de Monastir, se trouvent
les îles Kuriate. La plus grande de ces îles
est habitée par quelques pêcheurs. Les
fonds qui entourent ces îles sont propices à
la pêche sous-marine.
Une
charmante station balnéaire
Monastir est un centre universitaire important. Elle
offre, à côté de sa richesse en
sites et monuments, deux magnifiques terrains de golf.
Son grand Palais des congrès accueille les conférences
internationales.
Grâce
à une situation géographique privilégiée,
à sa côte magnifique, à la qualité
des immenses plages de sable blanc, à la pureté
de l'eau de mer, à la richesse de son patrimoine,
à la qualité de l'accueil chaleureux de
sa population, Monastir est devenue une des plus belles
stations balnéaires du pays.
Elle
est desservie par un aéroport international et
reliée aux environs, notamment à la ville
voisine de Sousse, par de nombreux moyens de communication
: bus, voitures de louage, taxis et surtout le métro.
La
ville possède une belle marina où le plaisancier
trouve toutes les commodités.
Son
hôtellerie se déploie sur le long rivage
de Skanès et de la Dkhila. Les unités
hôtelières sont luxueuses. La zone compte
quarante-cinq hôtels totalisant une capacité
d'hébergement de 20.000 lits.
L'animation,
sous ses diverses formes, s'y est beaucoup développée.
Les terrasses de cafés et de restaurants sont
nombreuses. C'est un grand plaisir de s'y attabler.
On a le choix, pour vivre pleinement son séjour,
entre les boîtes de nuit, les activités
ludiques ou sportives, les excursions à motivation
culturelle, le shopping. Dans la région, les
petites agglomération sont nombreuses et chacune
peut offrir au visiteur de quoi susciter son intérêt
ou satisfaire sa curiosité
Sfax
Grosse agglomération avec plus de 400 000 habitants,
Sfax est la deuxième ville du pays.
Historique
Sfax, au nom berbère, est l'héritière
de l'antique Taparura dont il ne reste que quelques
vestiges. Sa situation est propice au commerce, activité
qui a constitué pendant des siècles sa
vocation et qui fit sa prospérité jusqu'au
milieu du XIè siècle. Avec le retour de
la stabilité politique au XVIè siècle,
la ville retrouva son activité et renoua avec
la prospérité. Enrichis par le commerce
et l'artisanat, les Sfaxiens ont pu développer
une riche agriculture.
Depuis
un siècle, les bases de la prospérité
de la ville sont l'exportation des phosphates, l'huile
d'olive, le sel, les cultures fruitières, la
pêche, l'artisanat et surtout l'industrie qui
connut un développement prodigieux.
La
capitale du Sud, bordée à l'Est par la
mer, à l'aspect d'une immense toile d'araignée
où se trouve enserrée la belle médina,
sertie dans ses beaux remparts crénelés,
et, récemment encore, entourée d'une ceinture
de sept mille jardins odoriférants, qui n'ont
pas tous résisté à l'urbanisation
galopante.
Si
elle n'a pas, dans ses environs immédiats, de
belles plages, Sfax peut faire valoir d'autres attraits
dont notamment le charme d'une médina bien conservée.
La
médina
Longue de 600 m et large de 400 m, la médina
est entourée de remparts édifiés
au IXè siècle que rythment des tours polygonales.
Deux portes principales, en plus de plusieurs autres
entrées, bien plus récentes, donnent accès
à la médina : Bab el-Jebli au Nord et
Bab ed-Diwan au Sud.
La
Kasbah
La Kasbah fait suite à un ribat dont il ne reste
que la mosquée. Elle abrite un excellent petit
musée consacré à l'architecture.
Musée
régional des arts et traditions populaires
Installé à Dar Jallouli, maison bourgeoise
typique du XVIè siècle. On y trouve un
grand nombre des objets de la vie quotidienne d'ordre
domestique et professionnel : produits utilisés
dans l'alimentation traditionnelle, bancs en bois, meules,
costumes féminins et masculins, costumes de mariage,
étagères en bois, coiffes, verreries de
Bohème et de Venise, ustensiles de cuisine en
bois, en cuivre et en poterie, mortiers, coffres, râteliers
d'armes, peintures sur verre, calligraphie arabe...
Il
s'agit d'un musée très riche qui donne
une idée très précise de la vie
des Sfaxiens et et des habitants de la région.
Il est en outre installé dans un cadre très
agréable.
La
Grande mosquée
Elle rappelle la Grande mosquée de Kairouan,
en moins austère. Fondée vers le milieu
du IXè siècle, elle fut reconstruite au
Xè -XIè siècles et remaniée
au XVIIè siècle. On peut y remarquer un
panneau byzantin, martelé, orné de deux
paons qui se font faces. Ils sont surmontés d'une
inscription grecque.
Musée
archéologique
Il ne se trouve pas dans la médina mais dans
la ville moderne, installé dans le bâtiment
de la municipalité.
On y trouve des témoignages de la Préhistoire
tunisienne, notamment des outils en pierre provenant
de la région de Gafsa. L'époque romaine
est représentée par quelques sculptures
et des mosaïques. Les antiquités paléochrétiennes
sont nombreuses : mosaïques, fresques, lampes avec
symboles chrétiens, objets en bronze dont une
croix. Une des mosaïques représente Daniel
priant dans la fosse aux lions. La partie musulmane
comprend des tèles funéraires, inscriptions
monumentales, reliures, manuscrits en écriture
coufique...
Les
souks
Les souks ont gardé leur charme du passé.
Ils sont constitués de galeries couvertes et
des rues bordées d'échoppes. Il y règne
une activité fébrile. C'est le domaine
d'un commerce et d'un artisanat très pittoresques.
Les îles Kerkennah
A une vingtaine de km au large de Sfax, deux îles
principales, Cercina et Cercinitis des Romains, et des
îlôts inhabités constituent l'archipel
des Kerkennah. A partir de Sfax, ou l'atteint par le
bac, après un trajet d'une heure et demie. la
première impression que recueille le visiteur,
quelques minutes après avoir abordé l'archipel
par le petit port-débarcadère de Sidi
Youssef, est celle de l'aspect polynésien de
l'endroit.
Sur
une sorte d'immanse radeau - plat et bas où aucun
point ne dépasse l'altitude de 13 m -, se détache
la fine silhouette des palmiers. Sur ce paysage à
peine émergé, les maisons blanches sont
groupées en villages : Ouled Yaneg, Ouled Kacem,
Ouled Ben Ali, Remla, Kellabine, El Abbassia, El Ataïa.
Remla est le chef-lieu.
Le
charme de l'archipel tient tout d'abord au paysage reposant,
au rythme lent des jours, à la qualité
des plages et au confort des hôtels. Il vient
surtout de ce que cet espace n'est pas encore fréquenté
par des masses de touristes. Il vient encore plus de
la dimension écologique : ici pas de béton,
pas d'usines, pas de grandes concentrations humaines,
très peu de traces - juste le minimum nécessaire
- de la modernité.
Les habitants vivent de pêche, encore pratiquée
selon des méthodes ancestrales, et d'artisanat.
Les ressources étant limitées, la majeure
partie des Kerkenniens a émigré à
Sfax et en d'autres villes du pays. Certains reviennent
en terre natale pour passer, l'été, des
vacances. Le reste du temps, le nombres des habitants
ne dépasse pas les 15 000.
En
certains endroits, les plages, si peu fréquentées,
sont si belles, si étendues, si calmes, que le
visiteur reste sous le charme, fasciné par tant
de pureté, par un aspect de paysage vierge. Aussi
a-t-on beaucoup hésité, par respect de
cette beauté virginale de l'aube des temps, à
y développer les formes classiques du tourisme.
Ayant compris que le principal atout des îles
est ce précieux environnement intact, on a décidé
de lui conserver cet attrait et on a opté pour
le développent d'un tourisme écologique.
Le projet est à l'étude.
Gabès
Comptoir
phénicien à l'origine, Gabès est
l'antique Tacapa des Romains. Oasis maritime, elle vit
du trafic de son port, d'une agriculture assez active
et du complexe industriel de Ghannouche.
L'oasis
- l'unique en Tunisie à se trouver au bord de
la mer - a beaucoup de charme. Pline en parle ainsi
: "Au milieu des sables de l'Afrique, quand on
se rend aux Syrtes et à Leptis Magna, on rencontre
une cité nommée Tacapa (...). Là,
sous un palmier très élevé, croît
un olivier, sous celui-ci un figuier, sous le figuier
un grenadier, sous ce dernier la vigne ; sous la vigne
on sème du froment, puis des légumes et
des herbages ; et tout cela dans la même année
et croissant à l'ombre des uns des autres ".
Mais
Gabès n'a pas que l'attrait de son oasis.
Au centre artisanal on peut admirer des spécimens
de la production locale, notamment le tapis traditionnel
de Gabès, à points noués, uni ou
à petits motifs d'origine berbère, avec
encadrement ; vannerie en feuilles de palmier, chapeaux.
La
mosquée de Sidi Boulbaba mérite une visite.
C'est le monument le plus ancien. Le saint patron de
la ville était le barbier du Prophète.
Le
musée des arts et traditions populaires
ssssInstallé dans une ancienne médersa
(établissement d'hébergement des étudiants
et d'enseignement), il est consacré à
l'artisanat féminin, à l'agriculture des
oasis, à la cuisine et au mariage traditionnel...
La ligne Mareth
A moins de 40 km de Gabès, Mareth est une petite
agglomération. C'est un chef-lieu de délégation.
En lui-même, le village ne présente pas
un grand intérêt. Cependant, pour beaucoup,
il évoque la Deuxième guerre mondiale.
En outre, un musée présentant des vestiges
de cette guerre y a été ouvert.
C'est
une longue ligne de fortifications construites en 1938
par l'armée française pour protéger
la Tunisie du danger que représentaient les armées
italiennes installées dans la Tripolitaine voisine.
Le ligne a été prise par l'Africa Korps
du maréchal Rommel en 1943. Elle fut attaquée
par Montgomery, secondé par les forces françaises
du général Leclerc. montgomery s'en rendit
maître après une dure bataille de quarante
jours.
Cependant il ne reste que peu de traces des fortifications.
Musée
de la Deuxième guerre
Il a été ouvert, il y a quelques années.
ses collections ne sont pas abondantes mais les objets
sont bien choisis : des armes de divers types, des casques,
des vêtements, des munitions, des cartes, des
documents, divers outils, des croquis avec légendes
retracent les principaux épisodes de la bataille
livrée pour la ligne Mareth.
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